Pupitre Magique / Cinépuzzle / Contes merveilleux
Entre l’oralité collective, fantastique du Moyen-âge, et le vertige techno-individuel contemporain
Dans cette version de Cinépuzzle les fragments de film emboîtables sont des pépites de contes merveilleux, puisées dans le folklore Russe des contes et Légendes, retranscrits par Alexandre Pushkin et adaptés au cinéma par A.Rew et A.Pschutko. L’écriture de Pushkin, dans ces contes, eut lieu, elle aussi, après la production, après qu’il en fût imprégné au fil des narrations d’Arina Rodionovna, sa nurse.
Parmi ces films, on peut constater une récurrence des ingrédients génériques des contes merveilleux: BabaYaga/Sorcière, Katshei/magicien, Princesse, Héros, maison de sorcière...
Mais aussi des Acteurs jouants à tour de rôle ou de façon dédiée ces personnages clefs. Ces contes féeriques, parce que les mêmes entités, les mêmes personnages et les mêmes acteurs reviennent, sont des formes combinatoires, parfaitement adaptés à Cinépuzzle, à de nouvelles fables, flexibles, non linéaires, ouvertes, labyrinthiques.



Pupitre Magique est le réceptacle/diffuseur de Contes Merveilleux, le conteur. Ses potentiomètres, variateurs de récit, permettent des requêtes, d’influencer toutes sortes de directions narratives, dans le déroulement d’un grand conte abstrait et permanent. Ces «réglages» instaurent une négociation subtile : la petite boîte à images palpite…

Pupitre Magique est un jouet intelligent : un Cinépuzzle. Une boîte pleine de petits morceaux de films : vous modelez vos histoires en direct par réglage des potentiomètres du pupitre...

Pupitre Magique renvoie à l’oralité. Une oralité féerique où la narration -l’écriture- à lieu dans la relation entre le conteur et son public, non préméditée, jouant de blocs fictionnels, d’archétypes, de motifs. Il renvoie aussi, apparemment à l’opposé, à une forme d’écriture musicale actuelle également très populaire, celle des DJs : le mix.